Pour la rentrée 2026, seules 5 académies connaissent des créations d’emplois. Le SNES-FSU a pointé la véritable saignée qui touche certaines académies. Sur deux ans, 231 suppressions d’emplois dans l’académie de Lille, 163 à Nancy-Metz ou encore 287 en Normandie. Au-delà de l’argument démographique, le ministère avance aussi des régularisations pour des académies dites « surdotées » selon leur modèle, comme l’académie de Lille. Le SNES-FSU a dénoncé l’usage du mot « surdoté » (version 2026 de « choyer » visiblement), véritable provocation quand on connaît l’état du second degré.

La démographie, quand ça arrange le ministère

Depuis plusieurs mois, Edouard Geffray se répand un peu partout pour marteler les chiffres de la baisse démographique et la nécessité, selon lui, de supprimer des emplois. Le SNES-FSU a déjà contesté, et a contesté devant le ministre lundi matin, cette lecture de la situation. En effet, dans le 2d degré public, entre 2017 et 2023, le nombre d’élèves a augmenté (un peu plus de 8 000) et un peu plus de 8 000 emplois ont été supprimés. Et maintenant, le nombre d’élèves baisse légèrement dans le 2d degré et….des emplois sont supprimés. Bref, les gouvernements macronistes suppriment des emplois dans les collèges et les lycées quand les effectifs augmentent et suppriment des emplois quand les effectifs diminuent. Bref, les ministres d’Emmanuel Macron suppriment des emplois.