Au niveau national, les écoles primaires publiques perdront ainsi 2 229 « moyens d’enseignement », ainsi que sont désigné·es les professeur·es titulaires ou stagiaires chargé·es de classes (– 1 891 emplois de PE titulaires, – 338 emplois de PE stagiaires) . En collèges et lycées, ce sont plus de 1 800. C’est davantage que ce que laissait présager le projet de loi de finances 2026, lequel prévoit 1 891 suppressions de postes de titulaires dans le premier degré public, 1 365 dans le second degré public. Toutes les académies subissent des dotations négatives, à l’exception de Mayotte et la Guyane.
Pour la FSU-SNUipp, la baisse démographique brandie par le ministère doit bénéficier aux élèves et à leurs enseignant·es. Tous les types de postes doivent être abondés afin que chaque mission puisse être accomplie dans les conditions les meilleures. À la FSU-SNUipp, nous revendiquons des postes pour assurer les décharges hebdomadaires de toutes les écoles dès une classe, des postes de remplacement pour toutes les absences dès la plus courte et sur tout le territoire, des postes en surnombre dans toutes les écoles pour travailler autrement, des postes pour baisser les effectifs dans toutes les classes et en particulier dans les zones les plus défavorisées, des postes pour réussir correctement tous les accompagnements et toutes les inclusions d’élèves (RASED, ULIS, UPE2A, AESH…), des postes pour la formation.